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Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé de nouvelles mesures pour répondre aux préoccupations croissantes liées à l’immigration clandestine, dans un contexte marqué par la montée des manifestations anti-immigrés à travers le pays.
Lors d’une allocution télévisée, le chef de l’État a reconnu que de nombreux citoyens s’inquiètent de l’impact de l’immigration irrégulière sur l’emploi et les services publics. Il a assuré que ces préoccupations étaient légitimes et méritaient une réponse appropriée des autorités.
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs mouvements hostiles à l’immigration réclament le départ des étrangers en situation irrégulière et appellent le gouvernement à renforcer le contrôle des frontières.
Cyril Ramaphosa a toutefois mis en garde contre les actes de violence et toute forme de justice populaire. Il a rappelé que seules les institutions de l’État sont habilitées à faire respecter les lois relatives à l’immigration.
Première économie d’Afrique australe, l’Afrique du Sud accueille des millions de migrants originaires de plusieurs pays africains, notamment du Zimbabwe, du Mozambique, du Lesotho, du Nigeria et du Ghana.
Selon les autorités, plus de 100 000 personnes en situation irrégulière ont été expulsées au cours des deux dernières années. Le président a également indiqué que près de 450 000 tentatives d’entrée illégale sur le territoire avaient été interceptées durant les douze derniers mois.
Reconnaissant certaines insuffisances dans la gestion des flux migratoires, le gouvernement promet désormais des actions plus fermes afin de mieux sécuriser les frontières et de répondre aux attentes de la population.
Malgré ces annonces, Cyril Ramaphosa a appelé les Sud-Africains à préserver la cohésion nationale et à éviter toute stigmatisation des communautés étrangères vivant dans le pays.
Daniel GABA DOVI (stagiaire)





