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Le Chef de Bataillon Bossou Ayélogou Edmond a été officiellement nommé commandant du Groupement des Forces Spéciales de la Garde nationale. La décision, signée le 14 avril 2026 par le Général de Brigade Faïzou Gomina, prend effet immédiatement. Cette nomination intervient dans un contexte sensible, marqué par la traque du lieutenant-colonel Pascal Tigri, toujours recherché.
Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, ancien chef des forces spéciales, est en fuite depuis la tentative de coup d’État manquée du 7 décembre 2025. Avec huit autres fugitifs, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. La Police républicaine a annoncé une récompense de 20 millions de francs CFA pour toute information fiable menant à leur arrestation.
Cette affaire a profondément marqué l’opinion publique et continue de peser sur la stabilité institutionnelle.
À noter que le frère du fugitif, Alassane Tigri, ancien ministre et vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, est actuellement détenu dans le cadre de la même enquête. Cette dimension familiale et politique accentue la portée de l’affaire, qui dépasse le strict cadre militaire pour toucher directement la sphère politique nationale.
La nomination de Bossou Ayélogou Edmond vise à assurer la continuité et la stabilité au sein des forces spéciales de la Garde nationale. Elle marque une volonté des autorités de tourner la page Tigri, tout en renforçant la chaîne de commandement dans un contexte où la loyauté et la discipline sont essentielles.
Cette transition illustre la détermination des autorités à maintenir le contrôle sur les forces stratégiques du pays, malgré les turbulences liées à la tentative de coup d’État et aux ramifications politiques. Le défi reste désormais de consolider la confiance au sein des troupes et de l’opinion publique, alors que la traque des fugitifs se poursuit.





