0076/HAAC/01-2023/pl/P
Les députés béninois viennent d’adopter une réforme majeure destinée à renforcer la lutte contre le faux monnayage et à protéger l’intégrité des signes monétaires dans l’espace UEMOA. Désormais, toute personne qui refuse de recevoir une monnaie ayant cours légal s’expose à de lourdes sanctions.
L’article 15 de la nouvelle loi est explicite : « Le refus de recevoir la monnaie ayant cours légal dans un État membre de l’Union selon la valeur pour laquelle elle a cours, est puni d’une amende de cent mille (100 000) à cinq cent mille (500 000) FCFA. »
Cette disposition vise à garantir la fluidité de la circulation monétaire et à assurer que les pièces et billets émis par les États membres soient acceptés sans contestation. Elle répond à une problématique récurrente : le rejet de certaines coupures ou pièces, souvent jugées encombrantes ou de faible valeur, par des commerçants ou prestataires de services.
En instituant des sanctions financières significatives, le législateur entend rappeler que toute monnaie ayant cours légal doit être respectée et utilisée. Ce renforcement juridique s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des transactions et de lutte contre les pratiques frauduleuses qui fragilisent la confiance dans le système monétaire.
Au-delà de la répression, cette réforme constitue un signal fort : la monnaie est un instrument de souveraineté et de cohésion économique. Son rejet, même partiel, est désormais considéré comme une atteinte grave à l’ordre public financier.
Avec cette loi, le Bénin se positionne comme un acteur engagé dans la défense de la stabilité monétaire régionale, tout en rappelant aux citoyens et opérateurs économiques leur responsabilité collective dans la préservation de la confiance et de la légalité des échanges.





