Brazzaville 2026 : la CEMAC rapatrie ses fonds pour protéger le franc CFA et affirmer sa souveraineté monétaire

Les chefs d’État de la CEMAC, réunis à Brazzaville le 22 janvier 2026, ont décidé le rapatriement systématique des fonds publics et privés détenus à l’étranger afin de renforcer les réserves de change et protéger la stabilité du franc CFA. Cette mesure radicale vise à écarter le spectre d’une dévaluation et à affirmer une souveraineté monétaire accrue pour l’Afrique centrale.

  • Rapatriement massif des avoirs : Revenus pétroliers, miniers et autres exportations devront être logés dans les banques locales ou à la BEAC.
  • Fin de l’évasion des devises : Les États veulent mettre un terme à la pratique consistant à conserver des milliers de milliards de FCFA sur des comptes étrangers.
  • Signal fort aux marchés : En ramenant les fonds au bercail, la CEMAC entend rassurer les investisseurs et les institutions financières internationales, notamment le FMI Afrik.com.

Impact attendu

  • Stabilité monétaire : Plus de réserves = moins de pression sur le franc CFA.
  • Souveraineté accrue : Une étape vers une gestion autonome des ressources financières de la sous-région.
  • Renforcement de la crédibilité : Les dirigeants veulent montrer une discipline budgétaire et une cohérence avec les programmes soutenus par le FMI Financial Afrik.

Défis et limites

  • Application technique : Le véritable test sera la mise en œuvre. Les multinationales des secteurs extractifs devront se conformer à cette nouvelle discipline.
  • Risque de résistance : Obstacles administratifs et réticences privées pourraient ralentir le processus.
  • Conjoncture fragile : La chute des cours des matières premières et les déficits budgétaires persistants dans certains pays (Gabon, Tchad, Guinée équatoriale) compliquent la tâche Le Magazine du Manager.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de réformes engagées depuis 2024, visant à restaurer la confiance des marchés et à moderniser les administrations financières Financial Afrik. Elle marque une volonté politique forte de reprendre le contrôle sur les flux financiers et de réduire la dépendance aux institutions extérieures. Toutefois, les observateurs soulignent que la discipline budgétaire et la transparence dans la gestion des fonds rapatriés seront essentielles pour éviter que cette mesure ne reste symbolique.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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