Burkina Faso : la fille d’Issoufou Tiendrébéogo interpelle Ibrahim Traoré sur la disparition de son père

Le 21 avril 2026, Fatima Tiendrébéogo, fille d’Issoufou Tiendrébéogo, a rendu publique une lettre ouverte adressée au président burkinabè Ibrahim Traoré. Dans ce texte empreint de respect mais aussi de détresse, elle demande des éclaircissements sur la disparition de son père, enlevé par des individus non identifiés.

Fatima Tiendrébéogo exprime son angoisse et celle de sa famille face au silence entourant cette affaire. Elle interroge directement le chef de l’État : « Où se trouve mon père ? Qui l’a enlevé ? Pour quelles raisons ? Est-il encore en vie ? ». Ces questions, restées sans réponse, traduisent une inquiétude profonde et un besoin de vérité.

Dans sa lettre, la jeune femme s’interroge sur la capacité du Burkina Faso à garantir la justice et la transparence : Elle dénonce le flou institutionnel qui entoure les disparitions. Elle demande des garanties claires pour les familles confrontées à de tels drames. Elle insiste sur le fait que sa démarche n’est pas une opposition à l’autorité de l’État, mais une interpellation citoyenne.

Fatima Tiendrébéogo rappelle qu’elle ne cherche pas à placer son père au-dessus des lois. Elle revendique simplement le droit de savoir ce qu’il est advenu de lui, au nom de la dignité familiale et du respect des droits humains. Elle rejette toute tentative de récupération politique ou de désinformation.

Cette lettre illustre la fragilité du climat politique et institutionnel au Burkina Faso. Elle met en lumière :

La difficulté des familles à obtenir des informations fiables.

Le besoin de transparence dans les procédures judiciaires et sécuritaires.

L’attente d’une réponse claire de la part des autorités.

En s’adressant directement au président Ibrahim Traoré, Fatima Tiendrébéogo transforme sa douleur personnelle en un appel national à la justice et à la vérité. Sa lettre devient un symbole de la quête de clarté et de responsabilité dans un pays traversé par l’incertitude et les tensions sécuritaires.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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