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La commune de Méguet, dans la province du Ganzourgou, s’est réveillée le 18 février 2026 sous le choc d’un drame d’une rare violence. Aux environs de 6h40 du matin, un agent de police en service à Koudougou a ouvert le feu sur sa femme enceinte, institutrice affectée à la Circonscription d’Éducation de Base de Salogo, ainsi que sur leur fille, élève en classe de CP2, avant de mettre fin à ses jours.
Selon les témoignages recueillis, le policier était arrivé dans la nuit du 17 au 18 février sans qu’aucun signe avant-coureur ne laisse présager une telle tragédie. La servante présente sur les lieux a réussi à s’échapper et à alerter les voisins, qui ont immédiatement contacté la police locale.
À leur arrivée, les autorités ont découvert les corps de la mère, de sa fille et du policier, gisant dans le salon. La petite fille, évacuée en urgence pour des soins, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. La scène macabre a plongé les habitants du secteur 2 de Méguet dans une profonde consternation.
La direction provinciale de la police du Ganzourgou, les autorités administratives et les services de santé se sont rendus sur place pour effectuer les constats. Pour l’heure, le mobile de ce drame reste inconnu.
Ce triple homicide-suicide met en lumière la fragilité des équilibres familiaux et interpelle sur la nécessité d’un accompagnement psychologique et social des forces de sécurité, souvent confrontées à des pressions multiples. Les voisins et l’ensemble de la population de Méguet demeurent sous le choc, endeuillés par la perte brutale d’une institutrice, d’une enfant et d’un agent de police.





