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Une tragédie d’une rare violence a frappé le secteur 4 de Nouna dans la soirée du dimanche 13 septembre 2026. Selon plusieurs témoignages recueillis, un homme identifié comme Soré Sayouba, marchand de bétail âgé de plus de 40 ans, polygame et père de six enfants, aurait tué son épouse et un ami avant d’incendier des engins et de semer la panique jusque dans une mosquée.
La première victime, Absétou Soré, étudiante et future élève infirmière, aurait été poursuivie puis égorgée sur son lit. Un ami, Daouda Zallé, attiré sur les lieux, aurait été poignardé à plusieurs reprises avant que son corps ne soit jeté dans le feu des engins incendiés. Un autre témoin, Souley, appelé par le mis en cause, a échappé de justesse à l’agression en prenant la fuite dans un champ de maïs.
C’est dans ce climat de terreur qu’un dozo, Kassoum Dama, originaire du village de Sanso, est intervenu avec courage. Il a réussi à maîtriser et ligoter l’agresseur, évitant ainsi un bilan plus lourd. Selon son témoignage, Soré Sayouba aurait demandé à être achevé et aurait évoqué un projet visant à éliminer quatre personnes avant de se donner lui-même la mort.
Après les faits, l’homme aurait tenté de se suicider en se blessant à la gorge et à la tête avec une machette et une pioche. Pris en charge au CMA de Nouna, son pronostic vital n’est pas engagé. Des proches rapportent qu’il avait récemment répudié sa troisième épouse et incendié ses effets personnels, mais affirment n’avoir constaté aucun signe manifeste de démence. D’autres témoignages évoquent un possible traumatisme ancien lié à une attaque terroriste survenue lors d’un marché à Bomborokuy, hypothèse qui reste à confirmer par une expertise médicale.
Ce lundi 14 septembre, l’émotion était vive à la morgue, au cimetière municipal et dans les familles endeuillées. Les deux victimes ont été inhumées dans la matinée au cimetière municipal de Nouna. La population, sous le choc, s’interroge sur les circonstances ayant conduit à cette explosion de violence. Une enquête judiciaire, appuyée au besoin par une expertise psychologique, devra établir les faits et les responsabilités.
Ce drame rappelle la fragilité des équilibres sociaux et la nécessité de renforcer la prévention des violences domestiques et communautaires. À Nouna, la douleur des proches se mêle à l’incompréhension face à une violence aussi soudaine et brutale.





