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Le Cap-Vert, qui vient de marquer les esprits lors du Mondial 2026, s’impose désormais comme une référence en matière de droits et de protection des minorités sexuelles sur le continent africain. L’archipel, souvent cité pour sa stabilité politique et sa convivialité sociale, est aujourd’hui considéré comme le pays le plus accueillant d’Afrique pour la communauté LGBTQ+.
Depuis 2004, l’homosexualité y est légale, et en 2008, une étape supplémentaire a été franchie avec l’interdiction de toute discrimination à l’emploi fondée sur l’orientation sexuelle. Ces avancées législatives ont permis de consolider un climat de tolérance et de sécurité, lui-même renforcé par une opinion publique globalement favorable. Selon l’indice Equaldex, qui évalue les droits et les perceptions dans le monde, le Cap-Vert devance désormais l’Afrique du Sud, longtemps perçue comme pionnière sur le continent.
Dans un contexte où plusieurs pays africains durcissent leurs lois anti-LGBTQ+, l’exemple cap-verdien apparaît comme une exception notable. Mi-juin, le ministre sortant de la Famille, Fernando Elisio Freire, a rappelé avec fierté que la Constitution et le gouvernement « protègent ceux qui ont une orientation sexuelle différente ». Cette déclaration illustre la volonté politique de maintenir un cadre inclusif et protecteur, en phase avec les valeurs démocratiques de l’archipel.
Au-delà des textes, c’est l’image d’un pays sûr et tolérant qui se dessine, offrant à la communauté LGBTQ+ un espace de liberté rare en Afrique. Le Cap-Vert confirme ainsi son statut de modèle régional, à la fois sur le plan sportif, avec ses performances au Mondial, et sur le plan sociétal, en incarnant une vision progressiste des droits humains.





