0076/HAAC/01-2023/pl/P
Réunis le 6 mai 2026 à Doba, les évêques du Tchad ont livré une déclaration sans détour face aux crises qui secouent le pays. Dans un contexte marqué par les attaques terroristes et les affrontements intercommunautaires meurtriers, la Conférence des Évêques a condamné avec fermeté les violences, qualifiées de “tueries inacceptables”, rappelant le caractère sacré de toute vie humaine.
L’épiscopat a exprimé sa compassion envers les victimes des violences à Dar Tama dans le Guéra, ainsi qu’à l’égard des soldats tombés lors de l’attaque de Boko Haram contre la base de Barka Tolorom. Les évêques disent partager la douleur nationale et appellent à une mobilisation collective pour protéger les populations.
Au-delà du volet sécuritaire, les évêques dénoncent une “dégradation brutale” de la situation démocratique. Ils pointent du doigt les arrestations d’opposants et de voix critiques, perçues comme une menace pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Pour eux, la diversité du pays doit être une force et non un facteur de division.
Face à cette crise multidimensionnelle, l’Église catholique exhorte les autorités à faire preuve de retenue, à restaurer la confiance et à privilégier le dialogue. Les évêques insistent sur la nécessité de respecter le pluralisme politique afin d’éviter que le pays ne s’enfonce davantage dans l’instabilité.
La déclaration de la Conférence des Évêques du Tchad constitue un signal d’alarme. Elle met en lumière l’urgence de répondre simultanément aux défis sécuritaires et politiques, en plaçant la vie humaine, la justice et le dialogue au cœur de la gouvernance.





