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Un phénomène aussi choquant qu’inquiétant secoue actuellement la Côte d’Ivoire : un trafic clandestin de clitoris humains, présentés par certains réseaux occultes comme dotés de vertus mystiques ou thérapeutiques. Selon des témoignages recueillis, un clitoris se négocierait entre 75 000 et 100 000 francs CFA, révélant l’ampleur d’un commerce morbide qui alimente à la fois la peur et la fascination.
Ce trafic s’inscrit dans un contexte où certaines croyances traditionnelles attribuent au clitoris des pouvoirs surnaturels, censés apporter richesse, protection ou puissance sexuelle. Ces pratiques, bien que marginales, trouvent un écho dans des cercles occultes qui exploitent la vulnérabilité des populations et la persistance de mythes ancestraux.
Au-delà de l’aspect mystique, ce commerce constitue une atteinte flagrante aux droits humains et à la dignité des femmes. Il s’agit d’une forme extrême de mutilation génitale féminine, transformée en marchandise. Les organisations de défense des droits des femmes dénoncent une double violence : physique et symbolique. Elles appellent à une mobilisation urgente pour mettre fin à cette pratique.
Les mutilations entraînent des risques graves d’infections, de stérilité et de traumatismes psychologiques. Ce trafic alimente des réseaux criminels organisés, difficiles à démanteler. Les autorités doivent renforcer les lois et les sanctions contre les auteurs et complices de ce commerce. L’éducation et la mobilisation communautaire sont essentielles pour briser les croyances qui nourrissent ce trafic.
La lutte contre ce trafic macabre exige une action concertée : Les autorités doivent intensifier les enquêtes et les poursuites judiciaires. Les organisations de la société civile doivent renforcer la sensibilisation et l’accompagnement des victimes. Les leaders communautaires et religieux doivent déconstruire les mythes qui alimentent ces pratiques.
Le trafic de clitoris en Côte d’Ivoire révèle une dérive inquiétante où la superstition se mêle au crime organisé. Au-delà du scandale, il interpelle sur l’urgence de protéger les femmes, de défendre leur dignité et de mettre fin à une pratique qui bafoue les droits humains les plus fondamentaux.





