0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le Tribunal militaire d’Abidjan a rendu, le 4 juin 2026, un verdict exemplaire contre un adjudant des Forces armées ivoiriennes, identifié sous les initiales K. K. D.. Le militaire a été condamné à 5 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA et d’un mandat de dépôt immédiat, pour avoir accepté la somme de 5 000 FCFA lors d’un contrôle routier.
Les faits remontent au 16 janvier 2026. Ce jour-là, l’adjudant avait installé un poste de contrôle sans autorisation et interpellé deux motocyclistes circulant sans casque. Mais des agents en mission de lutte contre le racket, présents en cachette, ont filmé la scène. Sur les images, on voit les motocyclistes remettre 5 000 FCFA au militaire pour récupérer leur engin.
À l’audience, l’adjudant a reconnu les faits, expliquant avoir agi par « compassion ». Les juges n’ont pas été convaincus et ont retenu l’infraction d’extorsion de fonds, estimant que l’acte constituait un abus manifeste d’autorité.
Cette condamnation illustre la volonté des autorités judiciaires de rappeler que nul n’est au-dessus de la loi, pas même ceux qui sont chargés de la faire respecter. Le verdict se veut un avertissement sévère à l’ensemble des forces de l’ordre, afin de dissuader toute tentative de racket ou de corruption dans l’exercice de leurs fonctions.
Ce jugement marque une étape importante dans la lutte contre les pratiques illégales au sein des corps habillés et renforce la confiance des citoyens dans l’action de la justice militaire.





