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Un drame d’une violence inouïe a endeuillé le village de Brou-Akpaoussou, en Côte d’Ivoire, le mercredi après-midi. Deux jeunes orpailleurs burkinabè, après une longue journée de prospection, s’étaient mis en quête d’un nouvel site pour poursuivre leur activité le lendemain. Sur le chemin, ils ont croisé un individu armé d’une machette, qu’ils ont pris pour un simple paysan regagnant son champ.
La rencontre a tourné au cauchemar lorsque l’homme, sans raison apparente, s’est précipité sur l’un des orpailleurs et lui a asséné plusieurs coups de machette. La victime, surprise et sans défense, a succombé sur le coup. L’agresseur, dans un geste d’une cruauté extrême, a ensuite décapité sa victime et emporté la tête, avant de disparaître dans la nature.
Son compagnon, témoin impuissant de la scène, a réussi à s’enfuir et à alerter les habitants du village. L’émotion fut immédiate : les populations, horrifiées, ont accouru sur les lieux tandis que les autorités locales ont été informées.
Une enquête a été ouverte pour identifier et retrouver l’auteur de ce crime atroce. Les forces de l’ordre privilégient plusieurs pistes, notamment celle d’un différend lié à l’exploitation aurifère ou d’un acte isolé de folie meurtrière.
Ce drame met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des travailleurs migrants dans les zones d’orpaillage artisanal, souvent livrés à eux-mêmes dans des régions reculées où la sécurité reste précaire. Les habitants de Brou-Akpaoussou appellent à un renforcement de la présence policière et à une meilleure régulation des activités minières pour éviter que de tels actes ne se reproduisent.
Au-delà de la tragédie, cette affaire relance le débat sur la protection des orpailleurs étrangers et la nécessité d’une coopération régionale pour garantir la sécurité dans les zones aurifères de la sous-région.





