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Le rêve mondialiste des supporters ghanéens s’est heurté à une réalité administrative implacable. À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, seuls 18 fans du Ghana ont obtenu le précieux sésame pour accompagner leur équipe nationale. Un chiffre dérisoire qui suscite indignation et incompréhension dans le pays, où la passion du football est presque une religion.
Selon les informations recueillies auprès du ministère des Sports et des Affaires étrangères, plus de 400 demandes de visa avaient été déposées par des supporters, journalistes et membres d’associations de fans. Mais la majorité a été rejetée par les autorités américaines, invoquant des motifs de sécurité et de non-conformité documentaire. Une décision qui met en lumière la rigueur des politiques migratoires américaines, déjà critiquées pour leur manque de flexibilité envers les visiteurs africains.
Pour les supporters retenus, le sentiment est partagé entre fierté et frustration. « Nous représentons tout un peuple, mais nous aurions voulu être des centaines », confie un membre du Ghana Supporters Union. Les réseaux sociaux ghanéens se sont rapidement enflammés, dénonçant une discrimination systémique et appelant la FIFA à intervenir pour faciliter la mobilité des fans africains.
Cette situation relance le débat sur l’inégalité d’accès aux grands événements sportifs mondiaux. Alors que les pays hôtes promettent une Coupe du Monde inclusive et ouverte, les barrières administratives rappellent que la fête du football n’est pas la même pour tous. Le Ghana, qualifié pour la compétition, devra donc compter sur le soutien virtuel de millions de fans restés au pays, devant leurs écrans, le cœur battant à l’unisson des Black Stars.





