0076/HAAC/01-2023/pl/P
Un chirurgien du Mans, spécialiste du rachis, est accusé d’avoir violé plusieurs patientes sous anesthésie. Quatre femmes affirment avoir été agressées, les faits ayant été révélés par des infirmières qui ont alerté la hiérarchie. Le praticien, âgé de 61 ans, a été renvoyé devant la cour criminelle et demeure présumé innocent jusqu’à la décision définitive de justice.
En mai 2022, une infirmière a pris l’initiative de signaler à sa cheffe de bloc les comportements suspects du chirurgien. Les témoignages recueillis par la suite ont confirmé un mode opératoire répétitif : les agressions auraient eu lieu lors de moments où le praticien restait seul avec les patientes inconscientes, notamment pendant les contrôles radiologiques postopératoires Tribunal Du Net. La direction de la clinique a transmis les faits au parquet, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Le chirurgien nie les accusations, affirmant qu’il s’agissait de « mauvaises interprétations » de gestes médicaux (repositionnement des patientes, déplacements pour radios). Il évoque des pratiques médicales courantes et rejette toute idée de comportement immoral Tribunal Du Net.
Le praticien a été renvoyé devant la cour criminelle pour répondre des accusations de viols sur personnes vulnérables. Il est également mis en examen pour atteinte à la vie privée, certains témoignages évoquant des prises de vues à caractère sexuel, justifiées par lui comme une tentative artistique inspirée du tableau L’Origine du monde de Gustave Courbet Midi Libre. Conformément au droit, il bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue.
L’affaire suscite une vive émotion dans l’opinion publique, en raison de la vulnérabilité des patientes et de la confiance accordée aux professionnels de santé. Elle relance le débat sur la sécurité des patients en milieu hospitalier, la surveillance des pratiques médicales et la nécessité de renforcer les mécanismes de signalement pour protéger les victimes potentielles.
Cette affaire illustre la gravité des accusations de violences sexuelles dans le milieu médical et met en lumière le rôle crucial des soignants qui ont osé briser le silence.





