France/Paris : Sophia Chikirou relaxée pour escroquerie, condamnée pour vol dans l’affaire du Média

La députée LFI Sophia Chikirou a été relaxée des accusations d’escroquerie mais condamnée pour vol par le tribunal correctionnel de Paris, écopant d’une amende de 8 000 euros dont 4 000 avec sursis. Cette affaire, née en 2018 autour du média qu’elle avait cofondé, a ressurgi en pleine campagne municipale à Paris, ce qu’elle dénonce comme un « timing politique » Yahoo Actualités Le Figaro bluewin.

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement le 8 juin 2026. Sophia Chikirou, députée de La France Insoumise, était poursuivie pour deux chefs : Elle était accusée d’avoir tenté de transférer 67 146 euros des comptes de la webtélé Le Média vers sa société de conseil Mediascop. Le tribunal a estimé que les éléments constitutifs de l’escroquerie n’étaient pas réunis, prononçant sa relaxe. Elle a en revanche été reconnue coupable d’avoir subtilisé deux formules de chèques dans les locaux du Média à l’été 2018. Bien qu’elles n’aient jamais été utilisées, l’intention suffit à qualifier le délit. La sanction retenue est une amende de 8 000 euros, dont 4 000 avec sursis, sans peine d’inéligibilité Le Figaro Anadolu Ajansı.

Les faits remontent à juillet 2018, quelques mois après le lancement du Média. L’affaire avait déjà fait l’objet d’un protocole d’accord entre les parties, avec retrait de la plainte. Le tribunal a tenu compte de cette ancienneté et du désistement de la société plaignante pour limiter la sanction bluewin Yeni Şafak.

Sophia Chikirou, absente lors du délibéré, a annoncé son intention de faire appel. Elle se félicite de la relaxe pour escroquerie, qu’elle jugeait « l’accusation la plus grave », mais dénonce un procès instrumentalisé politiquement en pleine campagne municipale, où elle n’a recueilli que moins de 8 % des suffrages au second tour Yahoo Actualités Actu.fr.

Le tribunal a rappelé que « le vol est pour un élu un fait présentant une gravité certaine », soulignant l’importance de la probité des responsables publics Anadolu Ajansı.

Cette décision illustre la complexité des affaires mêlant contentieux financiers internes et enjeux politiques. Si la relaxe écarte l’accusation d’escroquerie bancaire, la condamnation pour vol rappelle la rigueur attendue des élus. L’affaire, bien que vieille de huit ans, continue de peser sur l’image de Sophia Chikirou et sur les débats autour de la transparence et de l’éthique en politique.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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