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Un incident survenu dans une localité ghanéenne a provoqué une vive polémique. Un homme, décrit par les habitants comme ayant dépassé la cinquantaine, a été surpris dans un immeuble inachevé dans une situation jugée immorale avec un animal. Alertés, des membres de la communauté l’ont immédiatement appréhendé.
Selon les récits recueillis auprès des résidents, l’homme a été conduit devant une assemblée publique où il a été soumis à des sanctions traditionnelles. Ces pratiques, encore présentes dans certaines zones rurales, visent à marquer la désapprobation collective et à dissuader la répétition de comportements jugés contraires aux normes sociales.
Les témoins rapportent que l’homme a été contraint de subir une punition publique : Il a été frappé sur le dos nu par certains membres de la communauté, Il a été forcé de porter un bloc de ciment, symbole de honte et de pénitence. Dans une mise en scène jugée humiliante, il a été contraint de « prendre pour épouse » l’animal, une pratique traditionnelle visant à ridiculiser le contrevenant.
Une vidéo de l’incident, diffusée sur les réseaux sociaux, montre la scène et a rapidement suscité des réactions partagées entre indignation, moquerie et inquiétude.
Sur les réseaux sociaux, la vidéo a été largement relayée, provoquant un débat sur la pertinence des sanctions communautaires. Certains internautes estiment que la communauté a agi pour protéger ses valeurs, tandis que d’autres dénoncent une humiliation publique contraire aux droits humains. Au niveau local, les habitants défendent leur réaction en expliquant que l’acte de l’homme était inacceptable et qu’il fallait une réponse immédiate pour préserver la dignité de la communauté. Au niveau national, des voix s’élèvent pour rappeler que de tels incidents doivent être traités par les autorités compétentes et non par des châtiments traditionnels qui peuvent être assimilés à des abus.
Cet événement met en lumière la tension entre pratiques coutumières et normes juridiques modernes au Ghana. D’un côté, les communautés rurales continuent de recourir à des sanctions traditionnelles pour maintenir l’ordre social. De l’autre, les défenseurs des droits humains dénoncent ces pratiques comme étant dégradantes et contraires aux lois nationales.
Il illustre également la puissance des réseaux sociaux dans la diffusion rapide d’images choquantes, qui transforment un fait local en débat national, voire continental.
L’affaire dite « Odwan kunu » révèle les contradictions entre coutumes locales et droits fondamentaux. Si la communauté a voulu marquer son rejet d’un acte jugé immoral, la méthode employée soulève des interrogations sur la place des sanctions traditionnelles dans une société moderne. Le débat reste ouvert entre respect des traditions et protection de la dignité humaine.





