Golfe Persique : la Chine déploie son armada nucléaire aux côtés de l’Iran, un conflit aux portes de l’internationalisation

Le Golfe Persique est devenu le théâtre d’une démonstration de force aux répercussions mondiales. Pékin a déployé ses porte-avions nucléaires et ses navires de guerre en soutien à Téhéran, envoyant un signal clair à Washington et à ses alliés. Selon des analyses relayées par la chaîne française LCI et son chroniqueur Alain Bauer, cette décision marque une entrée publique de la Chine comme acteur militaire direct dans une confrontation qui pourrait embraser le Moyen-Orient et au-delà.

Une guerre aux dimensions économiques et stratégiques

Le cœur de l’enjeu réside dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 40 % du commerce mondial. Les États-Unis cherchent à en contrôler l’accès, ce que Pékin considère comme une menace directe à ses approvisionnements énergétiques. En se positionnant militairement aux côtés de l’Iran, la Chine entend protéger ses intérêts vitaux et contrer ce qu’elle qualifie de guerre d’impérialisme et de domination.

La Chine ne se limite pas à un déploiement naval. Elle a déjà fourni à Téhéran des radars YLC-8B, capables de détecter des avions furtifs tels que les F-15, F-16, F-35 et les bombardiers B-2. Ces équipements renforcent considérablement la défense aérienne iranienne et pourraient neutraliser l’avantage technologique des forces occidentales.

La Russie, de son côté, multiplie les livraisons de matériel destiné à la fabrication de missiles balistiques et hypersoniques. Elle renforce également les capacités d’écoute et d’interception des communications iraniennes. Ce soutien technologique vise à donner à Téhéran une capacité de dissuasion crédible face aux puissances occidentales.

Face à cette montée des tensions, l’Europe apparaît en retrait. Les capitales européennes observent, hésitent, et peinent à définir une position commune. Cette passivité est critiquée par de nombreux analystes, qui estiment que l’Union européenne risque de subir les conséquences d’un conflit sans avoir pesé sur son évolution.

Si Washington venait à déclarer la guerre, le conflit dépasserait rapidement les frontières du Moyen-Orient. Les analystes évoquent des répercussions directes sur l’Asie, l’Europe et les États-Unis eux-mêmes. L’implication ouverte de la Chine et de la Russie aux côtés de l’Iran transformerait une confrontation régionale en guerre mondiale aux dimensions économiques, militaires et géopolitiques.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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