0076/HAAC/01-2023/pl/P
La justice guinéenne a franchi une nouvelle étape dans une affaire qui alimente depuis plusieurs jours les débats en ligne. Ce lundi 19 mai 2026, l’artiste Hadya, connue sous le nom de scène « Bandirou », ainsi que les influenceurs SopraAlpha et Saad, ont été présentés à un juge avant d’être placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.
Leur procès est prévu pour ce mercredi 21 mai 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn, où ils devront répondre de faits présumés de proxénétisme et d’incitation à la débauche.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les trois personnalités seraient impliquées dans un réseau de pratiques sexuelles rémunérées, organisé via les réseaux sociaux. Les autorités judiciaires guinéennes affirment vouloir mettre un terme à la banalisation du proxénétisme numérique, un phénomène en expansion dans le pays.
Leur arrestation a provoqué une vague de réactions sur les plateformes en ligne, entre soutien des fans et appels à la rigueur judiciaire.
Le parquet de Conakry a indiqué que cette procédure s’inscrit dans une politique de moralisation de la vie publique et de protection des jeunes contre les dérives des réseaux sociaux. Les magistrats entendent faire de cette affaire un signal fort contre la promotion de contenus jugés contraires aux bonnes mœurs.
L’audience de mercredi s’annonce particulièrement suivie. Les avocats des prévenus devraient plaider la liberté d’expression artistique, tandis que le ministère public insiste sur la gravité des faits reprochés.
Cette affaire illustre la montée en puissance de la justice numérique en Guinée, confrontée à la frontière de plus en plus floue entre influence, art et responsabilité morale.





