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Un drame d’une ampleur inédite a frappé la capitale guinéenne, Conakry, où l’effondrement de la décharge de Dar es Salam a causé la mort d’au moins trente personnes . L’incident s’est produit tôt dimanche matin, après de fortes pluies qui ont fragilisé la montagne de déchets.
Selon les autorités locales, un premier glissement de terrain a provoqué la panique parmi les habitants du quartier. Plusieurs riverains se sont précipités sur les lieux pour tenter de secourir d’éventuelles victimes, mais une seconde vague d’effondrement a enseveli les personnes présentes. Les secouristes ont immédiatement lancé une opération de recherche pour retrouver des survivants, tandis que six blessés graves ont été recensés.
La décharge de Dar es Salam, la plus grande de Conakry, devait être fermée le jour même de la catastrophe, selon les autorités . Des avis d’évacuation avaient été adressés aux habitants, mais plusieurs familles vivaient encore à proximité au moment du drame.
Ce tragique événement met en lumière les risques liés aux décharges à ciel ouvert dans les zones densément peuplées, particulièrement en période de fortes pluies . Les autorités guinéennes ont promis de renforcer les mesures de sécurité et d’accélérer la fermeture des sites à risque.
L’effondrement de Dar es Salam révèle les failles structurelles dans la gestion des déchets urbains en Afrique de l’Ouest. À Conakry, comme dans de nombreuses capitales africaines, la croissance démographique et l’urbanisation rapide accentuent la pression sur les infrastructures environnementales. Ce drame pose la question de la responsabilité des autorités locales et de la nécessité d’une politique de gestion durable des déchets, intégrant la prévention des catastrophes naturelles.
Les experts appellent à une réforme urgente du système de collecte et de traitement des ordures, ainsi qu’à une sensibilisation accrue des populations vivant à proximité des zones à risque.





