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Un crime d’une brutalité inouïe secoue Haïti et bouleverse l’opinion publique. Une vidéo insoutenable, diffusée en ligne début septembre 2026, montre l’exécution à la machette d’une jeune femme connue sous le pseudonyme « Baby Love ». Les images, d’une cruauté indescriptible, révèlent une mise à mort orchestrée avec la complicité de sa meilleure amie.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le drame trouve son origine dans une rivalité numérique. L’influenceuse Esther Thomas, alias « Nice B », aurait été exposée sur Snapchat pour ses liaisons secrètes avec le chef du gang des 400 Mawozo, l’un des groupes criminels les plus redoutés du pays. La violation de la loi de l’omertà et la fureur du milieu auraient conduit au kidnapping puis à l’assassinat de la victime.
Face à l’indignation nationale et internationale suscitée par la diffusion de cette scène macabre, le Parquet de la Croix-des-Bouquets et la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont lancé, le 5 septembre 2026, un avis de recherche contre l’influenceuse pour assassinat et association de malfaiteurs.
Depuis 2021, Haïti est plongé dans une spirale de violence alimentée par les gangs armés, responsables de kidnappings, d’exécutions sommaires et de terreur dans les quartiers populaires. L’affaire « Baby Love » illustre tragiquement l’emprise de ces groupes sur la société et la fragilité des institutions face à leur puissance.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une banalisation de l’horreur et appellent à une réponse judiciaire ferme. Les autorités haïtiennes, déjà critiquées pour leur incapacité à endiguer la violence, voient leur crédibilité encore plus fragilisée. Sur les réseaux sociaux, la vidéo a provoqué une vague de colère et de sidération, certains internautes exigeant une coopération internationale pour démanteler les gangs.
Ce drame rappelle que la crise haïtienne n’est pas seulement politique ou économique : elle est aussi criminelle et sociétale, marquée par une violence extrême qui menace la cohésion nationale.





