0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le 5 avril 2026, les autorités iraniennes ont procédé à l’exécution par pendaison de Mohammad Amin Biglari, étudiant de 19 ans, et de Shahin Vahedparast Kolor, 30 ans. Tous deux avaient été arrêtés à Téhéran lors des manifestations de janvier 2026 et étaient accusés d’avoir tenté de prendre d’assaut une installation militaire.
Selon la justice iranienne, les deux hommes étaient coupables « d’hostilité envers Dieu » (moharebeh) et d’atteinte à la sécurité nationale. Ces chefs d’accusation, souvent utilisés dans les procès politiques en Iran, permettent de justifier des peines capitales dans des affaires liées aux contestations populaires ou aux actes considérés comme une menace contre l’État.
Des organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé ces exécutions, soulignant notamment l’absence de clémence envers le jeune étudiant de 19 ans. Elles rappellent que les procès liés aux manifestations en Iran sont régulièrement critiqués pour leur manque de transparence, l’absence d’avocats indépendants et l’usage de la torture pour obtenir des aveux.
Pour les observateurs, cette double exécution s’inscrit dans une stratégie de répression accrue visant à dissuader toute contestation. En frappant à la fois un étudiant et un adulte plus âgé, les autorités cherchent à montrer que nul n’est à l’abri de la sanction, quel que soit son profil.
Sur le plan intérieur, cette décision risque d’attiser la colère des familles et de renforcer la défiance envers le régime. Sur le plan international, elle accentue l’isolement de l’Iran, déjà sous le feu des critiques pour ses violations des droits humains. Elle pourrait également relancer les débats sur la place de la peine de mort dans le monde, et sur l’usage politique de la justice dans les régimes autoritaires.
En exécutant ces deux hommes, l’Iran envoie un message de fermeté, mais au prix d’une nouvelle condamnation internationale. L’affaire de Mohammad Amin Biglari, jeune étudiant de 19 ans, devient un symbole tragique de la répression des aspirations démocratiques dans le pays.





