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Selon l’agence Reuters, des responsables israéliens ont reconnu lors de discussions confidentielles que la direction du pays n’était plus certaine que les hostilités menées contre l’Iran puissent provoquer des changements politiques internes. Cette admission traduit une prise de conscience stratégique : les actions militaires n’ont pas produit les effets escomptés sur la société iranienne.
Contrairement aux anticipations israéliennes, les tensions n’ont pas déclenché de manifestations populaires en Iran. L’idée que la pression extérieure fragiliserait le régime ou stimulerait une contestation interne ne s’est pas matérialisée.
Reuters rapporte qu’à Téhéran, la vie publique se poursuit dans une relative normalité. Les institutions publiques restent ouvertes, les banques, magasins et stations-service fonctionnent, même si les horaires de travail ont été réduits et des mesures d’économie de carburant mises en place. Cette continuité illustre la capacité du régime iranien à maintenir un fonctionnement institutionnel malgré les tensions.
Ces constats obligent Israël à réévaluer l’efficacité de ses actions militaires dans la poursuite d’objectifs politiques. L’absence de contestation interne en Iran suggère que les hostilités pourraient renforcer la cohésion nationale plutôt que l’affaiblir.
Cette révélation intervient alors que les relations entre Israël et l’Iran demeurent au cœur des préoccupations internationales. Les tensions militaires, combinées aux menaces d’attaques par drones évoquées récemment par le FBI aux États-Unis, accentuent l’incertitude géopolitique dans la région.





