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Les autorités kényanes ont ouvert une enquête après la découverte de dix-huit éléphants morts dans l’écosystème d’Amboseli, au sud du pays. Quatre personnes ont été interpellées et une cinquième est activement recherchée . Les premiers éléments orientent les investigations vers un possible empoisonnement .
Selon les services de protection de la faune, les pachydermes auraient consommé des tomates contaminées par des pesticides provenant d’exploitations agricoles voisines . La présence de cyanure est également envisagée, mais les analyses en laboratoire doivent encore confirmer la nature exacte des substances impliquées .
Lors d’une opération menée à Tikondo, dans la région de Kimana, les enquêteurs ont saisi plusieurs produits chimiques non étiquetés et potentiellement toxiques . Ces échantillons ont été transmis à des laboratoires spécialisés pour déterminer leur lien avec la mort des animaux .
Les premiers décès avaient été signalés entre juin et juillet 2026, entraînant un renforcement des mesures de surveillance dans la zone . L’écosystème d’Amboseli, sanctuaire emblématique des éléphants du Kenya, constitue également une destination touristique majeure . Cette tragédie soulève donc des inquiétudes sur la coexistence entre l’activité agricole et la conservation de la faune .
Les autorités ont averti que toute personne reconnue coupable d’empoisonnement ou de mise en danger d’animaux sauvages s’exposerait à des poursuites sévères .
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre développement agricole et préservation de la biodiversité. L’usage incontrôlé de produits chimiques dans les zones rurales menace non seulement la faune, mais aussi l’image du Kenya comme destination phare du tourisme écologique. Les experts appellent à une régulation plus stricte des pesticides et à une meilleure sensibilisation des agriculteurs pour éviter de nouveaux drames.





