»Le peuple ne mange pas les notations » dixit Oligui Nguema en interpellant le Togo face aux critiques sur sa gouvernance

Le Gabon remet en cause la logique des notations. Lors d’une interview accordée à des médias panafricains, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé une phrase qui fait le tour des réseaux sociaux : « Est-ce que le peuple vit des notations ? Est-ce que le peuple mange les notations ? »

Réagissant à la dégradation des notations financières de son pays, le chef de l’État a insisté sur le fait que les chiffres des agences internationales ne doivent pas occulter la réalité vécue par les populations. Il a par ailleurs annoncé avoir demandé un audit des dettes réclamées au Gabon, notamment celles liées au Fonds monétaire international (FMI).

Au Togo, le débat prend une autre tournure. Le gouvernement de Faure Gnassingbé met régulièrement en avant les performances économiques du pays, les classements favorables au sein de l’UEMOA et les résultats salués par des institutions financières internationales.

Cependant, des observateurs et critiques de la gouvernance estiment que ces chiffres ne reflètent pas toujours la réalité quotidienne des Togolais. Beaucoup continuent de faire face à des difficultés économiques et sociales, malgré les annonces de croissance et de stabilité macroéconomique.

Certains comparent la situation du Togo à celle de pays voisins comme le Bénin ou la Côte d’Ivoire, qui investissent massivement dans les infrastructures visibles et tangibles pour les populations.

La sortie d’Oligui Nguema relance un vieux débat : Faut-il privilégier les bonnes notes des institutions financières ou se concentrer sur l’amélioration concrète des conditions de vie des citoyens ?

La question reste ouverte : une bonne notation économique signifie-t-elle forcément que la population vit mieux ?

Cet article met en lumière un contraste entre la vision gabonaise et les critiques adressées au pouvoir togolais, dans un contexte où la gouvernance économique en Afrique est de plus en plus scrutée par les citoyens autant que par les institutions internationales.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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