Liberté de la presse : le Bénin recule de 21 places en 2026

Le Bénin connaît une régression inquiétante en matière de liberté de la presse. En l’espace d’un an, le pays est passé de la 92ᵉ position en 2025 à la 113ᵉ en 2026 sur 180 pays, selon le dernier classement mondial. Cette chute de 21 places traduit un durcissement du climat médiatique et soulève de sérieuses interrogations sur l’avenir du pluralisme et de l’indépendance journalistique.

Ce recul s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, la multiplication des pressions politiques et judiciaires sur les journalistes et les organes de presse, qui fragilise leur capacité à exercer librement leur métier. D’autre part, la montée des restrictions dans l’accès à l’information publique, accentuée par une tendance à la censure des voix critiques, notamment sur les réseaux sociaux.

Pourtant, le Bénin avait longtemps été cité comme un exemple de vitalité démocratique en Afrique de l’Ouest, avec une presse dynamique et un débat public animé. La dégringolade actuelle révèle une fragilité institutionnelle et un recul des garanties constitutionnelles censées protéger la liberté d’expression.

Au-delà des chiffres, cette chute dans le classement mondial interpelle sur la place accordée aux médias dans la consolidation démocratique. Elle met en lumière la nécessité d’un sursaut collectif : renforcer les mécanismes de protection des journalistes, garantir l’indépendance des organes de régulation, et promouvoir un environnement où la critique et l’investigation ne sont pas perçues comme des menaces, mais comme des piliers de la démocratie.

Le défi est de taille : sans une presse libre et indépendante, la transparence et la responsabilité des institutions risquent de s’éroder, au détriment de la confiance citoyenne et de l’équilibre démocratique.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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