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Les migrants subsahariens vivant en Libye alertent sur une montée des violences et des interpellations dans plusieurs régions du pays. À Tripoli, Zouara, Sabratha et Zaouïa, de nombreux exilés affirment être victimes d’arrestations, d’agressions et de discours hostiles.
Selon plusieurs témoignages, les forces de sécurité multiplient les contrôles dans les rues, sur les lieux de travail et dans certains quartiers résidentiels. Face à cette situation, de nombreux migrants disent limiter leurs déplacements par crainte d’être arrêtés ou pris pour cible.
Des ressortissants africains évoquent également des expulsions de logements, des pertes d’emploi et un climat de peur grandissant. Dans certaines zones de l’ouest du pays, des barrages routiers auraient été installés afin de renforcer les contrôles liés à l’immigration irrégulière.
À l’est de la Libye, les autorités ont également intensifié leurs opérations contre l’immigration clandestine. Plusieurs milliers de migrants auraient été interpellés au cours des derniers mois, selon des sources humanitaires.
Des discours hostiles sur les réseaux sociaux
Plusieurs organisations s’inquiètent de la multiplication de publications à caractère haineux visant les migrants. Des messages relayés sur les réseaux sociaux les présentent comme une menace pour la sécurité et alimentent les tensions au sein de la population.
Les acteurs humanitaires dénoncent une campagne de désinformation susceptible d’aggraver davantage la situation des personnes migrantes déjà confrontées à des conditions de vie difficiles.
Le HCR visé par des manifestations
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a également été la cible de critiques. Des manifestants se sont récemment rassemblés devant son siège à Tripoli pour réclamer la fermeture de ses bureaux et dénoncer la présence de migrants dans certains quartiers.
Les Nations unies ont rejeté ces accusations et rappelé qu’aucun programme de réinstallation de migrants ou de réfugiés n’était actuellement mis en œuvre en Libye. La Mission d’appui des Nations unies en Libye a également condamné la diffusion de fausses informations et les discours de haine.
Une crise humanitaire persistante
Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations, près de 900 000 migrants et réfugiés vivent en Libye. Beaucoup restent exposés à la détention, à l’exploitation et aux violences dans un contexte sécuritaire toujours fragile.
Face à cette situation, plusieurs organisations internationales appellent les autorités libyennes à renforcer la protection des migrants et à lutter contre les discours susceptibles d’encourager de nouvelles violences.
Daniel GABA DOVI (stagiaire)





