0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le Président malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, a annoncé qu’il assumera désormais les fonctions de ministre de la Défense, en plus de ses charges actuelles. La télévision publique malienne a confirmé cette décision lundi 4 mai 2026, marquant un tournant institutionnel majeur dans la gestion de la crise sécuritaire.
Cette annonce intervient une dizaine de jours après la mort du ministre de la Défense, le Général d’Armée Sadio Camara, tué dans une attaque à Kati. Sa disparition a laissé un vide au cœur de l’appareil sécuritaire malien, alors que le pays fait face à une intensification des offensives terroristes.
Les Forces armées maliennes (FAMa) mènent actuellement des opérations accélérées contre les groupes armés du JNIM et du Front de libération de l’Azawad (FLA). Dans ce contexte, la prise en main directe du ministère par le chef de l’État apparaît comme une volonté d’affirmer son autorité et de renforcer la coordination militaire.
Le Général Oumar Diarra, ancien Chef d’État-Major Général des Armées, a été nommé ministre délégué à la Défense. Il assistera Assimi Goïta dans ses nouvelles fonctions, garantissant une continuité opérationnelle et une expertise militaire au sein du commandement.
En cumulant les fonctions de chef de l’État et de ministre de la Défense, Assimi Goïta concentre davantage les leviers de décision sécuritaire. Cette démarche traduit une volonté de centraliser la stratégie militaire face aux menaces persistantes, mais soulève aussi des interrogations sur l’équilibre institutionnel et la capacité de la junte à maintenir une gouvernance stable.
La nomination d’Assimi Goïta à la tête du ministère de la Défense illustre la gravité de la situation sécuritaire au Mali. Entre la nécessité de renforcer le commandement militaire et les défis politiques liés à la concentration des pouvoirs, le pays s’engage dans une nouvelle phase de sa transition, où la stabilité dépendra de la capacité du président à conjuguer autorité et efficacité opérationnelle.





