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C’est inédit et historique. Les relations algéro-russes traversent depuis plusieurs semaines une période de turbulence qui n’a jamais été constatée auparavant dans l’histoire. des relations bilatérales de ces deux pays qui se sont toujours considérés, et ce bien avant l’indépendance de l’Algérie, comme des alliés traditionnels et solidement attachés l’un à l’autre.
Entre Moscou et Alger, la lune de miel a cédé sa place au départ à la méfiance et aujourd’hui à l’incompréhension, voire la colère notamment du côté russe.
Selon nos sources, les canaux de coopération sécuritaire et militaire utilisés par les autorités russes pour leurs échanges et coopération avec le régime algérien ont transmis aux dirigeants algériens leurs vives protestations contre leur absence d’échanges de renseignements et le manque de réactivité en matière d’information au sujet du déploiement des agents des services secrets ukrainiens au Nord du Mali auprès des groupes armés des rebelles de l’Azawad, les touaregs indépendantistes en guerre contre le régime de transition à Bamako au Mali soutenu et parrainé par Moscou.
Les autorités russes ont reproché ouvertement à leurs homologues algériens d’avoir manqué à leur devoir de coopération avec les services secrets russes et de surveillance d’une région située tout près des frontières algériennes et investie par des groupuscules des services ukrainiens dépêchés par Kiev pour porter assistance aux forces rebelles des mouvements armés alliés pour la défense de l’Azawad.
Les autorités russes soupçonnent même l’Algérie d’avoir autorisé, sous pression américaine, l’ouverture de son ciel pour les avions acheminant une brigade des agents paramilitaires des services ukrainiens jusqu’au nord du Mali notamment au niveau de certaines localités situées tout juste près des frontières algériennes.





