Mondial 2026 : Martinez accusé de favoritisme envers Ronaldo, le Portugal sous le feu des critiques

Le Portugal, annoncé comme l’un des grands favoris du Mondial 2026, se retrouve au cœur d’une polémique qui dépasse le simple cadre sportif. Le sélectionneur Roberto Martinez est désormais la cible de vives critiques pour avoir refusé de remplacer Cristiano Ronaldo, malgré une prestation jugée décevante face à la RD Congo.

L’ancien international irlandais Tony Cascarino a ouvertement dénoncé ce qu’il considère comme du favoritisme. Selon lui, Martinez privilégierait sa relation personnelle avec la superstar au détriment de l’efficacité collective : « J’essaie d’être indulgent… mais Ronaldo était vraiment hors du coup. Il n’a plus la vitesse, ni l’énergie. Je me demande si Martinez veut simplement rester ami avec lui plutôt que de prendre les décisions qui s’imposent pour l’équipe. »

Thierry Henry, de son côté, a pointé du doigt l’indiscipline tactique de l’attaquant d’Al-Nassr. Pour la légende d’Arsenal, l’obsession de Ronaldo pour les records individuels nuit à la fluidité du jeu portugais. Henry a notamment relevé une action en seconde période où le déplacement du capitaine a empêché Bruno Fernandes de profiter d’une occasion franche : « Une chose est importante, les amis : l’équipe doit marquer, pas vous. »

Les chiffres de la soirée à Houston sont implacables : aucun tir cadré pour Ronaldo, dont la série de matchs sans but en compétition majeure s’étend désormais à dix rencontres consécutives. Pourtant, en disputant cette rencontre, il a égalé Lionel Messi avec six finales de Coupe du Monde jouées. Mais ce record personnel contraste avec l’incapacité du Portugal à s’imposer face à une équipe congolaise bien moins classée au ranking FIFA.

Cette contre-performance relance le débat sur la gestion des stars vieillissantes et sur la responsabilité des sélectionneurs. Martinez, déjà fragilisé par les attentes immenses autour de la Seleção, voit son autorité remise en question. Entre fidélité à une légende et nécessité de renouveler l’effectif, le Portugal se retrouve face à un dilemme qui pourrait peser lourd dans la suite du tournoi.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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