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Le 23 octobre 2025 à Windhoek, la présidente namibienne Netumbo Nandi‑Ndaitwah a prononcé des mots qui résonnent comme un tournant historique pour la diplomatie africaine : « Nous ne pouvons pas mendier auprès de la communauté internationale alors que nous possédons des ressources. » Une déclaration qui marque la volonté de la Namibie de dicter ses conditions au monde entier.
La Namibie vient d’opérer un virage radical dans sa politique économique et diplomatique. En quelques mois, la présidente Netumbo Nandi‑Ndaitwah a imposé une ligne claire : les ressources minières et énergétiques du pays ne seront plus exportées brutes tant que les citoyens resteront pauvres. Les permis miniers exigent désormais une participation locale de 15 % minimum, et le portefeuille pétrolier est placé sous l’autorité directe du Bureau du Président afin d’éviter la « malédiction des ressources ».
Cette stratégie a rapidement attiré l’attention des grandes puissances. En juillet 2026, la Chine a signé huit accords portant sur l’uranium, le lithium et les terres rares, avec des clauses explicites de traitement local et de transfert de technologie. Les États‑Unis, eux aussi, ont manifesté leur intérêt, notamment pour l’uranium destiné à leurs réacteurs et data centers, en évoquant des projets de transformation locale.
Ce renversement illustre une nouvelle dynamique : ce n’est plus la Namibie qui sollicite l’aide internationale, mais les puissances étrangères qui se pressent pour accéder à ses ressources. Toutefois, les défis restent considérables : la construction de raffineries, la formation d’ingénieurs et de techniciens, et la mise en place d’institutions solides pour garantir l’application des conditions sans décourager les investisseurs.
Au‑delà de la Namibie, cette posture interpelle l’ensemble du continent africain. Des pays riches en minerais stratégiques comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Congo ou la Zambie continuent d’exporter leurs matières premières brutes. La démarche namibienne démontre qu’une autre voie est possible : transformer les ressources en levier de souveraineté plutôt qu’en monnaie d’échange.
La déclaration de Nandi‑Ndaitwah résonne comme un appel à la dignité et à la souveraineté économique. Elle a allumé une mèche que la jeunesse africaine est invitée à porter plus loin.





