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Au Niger, un grave accident de la route a coûté la vie à 22 personnes, dont 17 militaires, et blessé 37 autres, vendredi 7 août 2026, sur l’axe Maradi-Madaoua. L’accident, une collision frontale entre deux bus, s’est produit près de Doukou Doukou, à une cinquantaine de kilomètres de Madaoua.
Le ministère nigérien des Transports et de l’Aviation civile a confirmé le bilan et annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes. Le gouverneur de Tahoua, Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, s’est rendu sur les lieux pour présenter les condoléances des autorités et appeler à la prudence sur les routes. Le ministère a rappelé la responsabilité des compagnies de transport dans le respect des normes de sécurité routière et annoncé des sanctions contre STM et SONITRAV.
Les accidents de la route sont fréquents au Niger : plus de 7 000 accidents recensés en 2025, ayant causé plus de 1 200 morts et 4 400 blessés graves. Les principales causes identifiées : excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, mauvais état des véhicules et des routes. Les autorités ont lancé des campagnes de sensibilisation, incluant l’usage d’alcootests et de dispositifs de limitation de vitesse.
Ce drame illustre la vulnérabilité des routes nigériennes et la nécessité d’un renforcement des mesures de sécurité routière. Au-delà du bilan humain tragique, il met en lumière les défis persistants liés à l’entretien des infrastructures et à la discipline des conducteurs. Les enquêtes en cours devront déterminer les responsabilités et conduire à des mesures concrètes pour éviter la répétition de tels accidents.





