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Le retour à Mogadiscio de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre africain par la CAF en 2025, a pris des allures de célébration nationale. Refoulé du territoire américain malgré son statut officiel et son passeport diplomatique, il a été accueilli mercredi par une foule enthousiaste, symbole de la fierté et de la résilience du peuple somalien.
Sélectionné pour officier à la Coupe du monde 2026, Artan a pourtant vu son rêve brisé à l’aéroport américain. Après plusieurs heures d’interrogatoire, les autorités lui ont signifié un refus d’accès, invoquant la politique restrictive des visas qui frappe la Somalie, inscrite sur la liste noire des États-Unis. Ce traitement, largement dénoncé, a suscité l’indignation dans les milieux sportifs africains, où l’on y voit une atteinte à la dignité des arbitres et à l’universalité du football.
À Mogadiscio, l’arbitre n’a pas caché sa déception, mais a tenu à délivrer un message d’espoir : « Je ne suis pas découragé. Je pense déjà à la prochaine édition pour écrire l’histoire. » Ces mots, empreints de détermination, ont résonné comme un appel à la persévérance et à la reconnaissance du talent africain sur la scène mondiale.
Son accueil triomphal illustre la volonté de la Somalie de transformer cette humiliation en symbole de résistance. Dans un pays souvent associé aux crises, l’image d’Artan célébré par ses compatriotes rappelle que le sport demeure un vecteur de dignité et d’unité nationale.
Au-delà du cas individuel, l’épisode met en lumière les obstacles persistants auxquels sont confrontés les acteurs africains dans les grandes compétitions internationales. Il relance le débat sur l’équité et la transparence des procédures de visas, mais aussi sur la place réelle de l’Afrique dans le concert sportif mondial.





