Ouganda : Muhoozi Kainerugaba défie la liberté de la presse

Le climat médiatique en Ouganda vient de connaître un nouvel épisode inquiétant. Le général Muhoozi Kainerugaba, chef des forces armées et fils du président Yoweri Museveni, a déclaré publiquement : « Je peux fermer n’importe quel média en Ouganda. Ce pouvoir m’a été donné par mon père. » Une affirmation qui illustre la concentration du pouvoir entre les mains de la famille présidentielle et qui suscite de vives préoccupations sur l’avenir de la liberté de la presse dans le pays.

Dans la foulée, Muhoozi a ordonné la fermeture des bureaux du Daily Monitor, l’un des plus grands médias indépendants du pays. Il a ajouté que désormais, tous les médias devraient se conformer à ses directives. Ce geste marque une étape supplémentaire dans la marginalisation des voix critiques et renforce l’image d’un pouvoir autoritaire où l’armée et la famille présidentielle dictent les règles.

Depuis l’investiture de Yoweri Museveni pour un septième mandat, son fils se comporte de plus en plus comme le véritable chef de l’État. Ses déclarations et ses actes traduisent une volonté de contrôler l’espace public et d’imposer une discipline stricte aux médias, au détriment du pluralisme et du droit à l’information.

Cette situation soulève des interrogations majeures : quel avenir pour la presse indépendante en Ouganda ? Comment les journalistes pourront-ils continuer à exercer leur métier dans un contexte où la menace de fermeture plane sur chaque rédaction ? Au-delà du cas du Daily Monitor, c’est l’ensemble du paysage médiatique qui se retrouve fragilisé, avec des conséquences directes sur la démocratie et la liberté d’expression.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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