RCA : 256 téléphones saisis détruits lors du premier tour du baccalauréat

En Centrafrique, 256 téléphones portables ont été saisis et détruits au lycée technique de Bangui lors du premier tour du baccalauréat 2026. Les autorités ont voulu marquer les esprits en médiatisant cette sanction exemplaire contre la fraude, alors que le ministre de l’Éducation avait rappelé l’interdiction stricte des appareils électroniques dans les centres d’examen.

Des représentants du ministère de l’Éducation nationale ont confisqué et détruit 256 téléphones portables trouvés chez des candidats au Lycée Technique de Bangui, en République centrafricaine, lors de la première session écrite du baccalauréat 2026 (22–23 juin). Les appareils étaient utilisés en salle d’examen, en violation du règlement interdisant tout équipement électronique. La presse locale a été invitée pour immortaliser la scène, afin de renforcer l’effet dissuasif de la mesure.

Plus de 33 000 inscrits en 2026, dont 3 392 en séries techniques et 29 608 en enseignement général. Le ministre d’État à l’Éducation, Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas, a insisté sur la discipline, l’intégrité et le mérite, rappelant que toute fraude serait sanctionnée conformément aux textes en vigueur. L’UNICEF et la MINUSCA ont soutenu l’organisation des examens, notamment dans les zones difficiles d’accès.

La destruction publique des téléphones illustre une politique de fermeté visant à préserver la crédibilité du diplôme. L’usage d’outils numériques comme ChatGPT par certains candidats montre que la tricherie évolue avec les technologies. Cette sanction vise à dissuader les élèves et à sensibiliser les familles à l’importance de la méritocratie. Au-delà de la répression, il est nécessaire de réfléchir à l’intégration encadrée de l’intelligence artificielle dans l’éducation, pour éviter qu’elle ne devienne un outil de contournement des efforts scolaires.

Pour remédier aux fraudes, les autorités éducatives doivent faire appliquer des contrôles, le déploiement de détecteurs électroniques et des fouilles systématiques. Ils doivent aussi sensibiliser et organiser des campagnes pédagogiques pour rappeler que la fraude compromet l’avenir académique et professionnel. Intégrer l’IA dans les programmes scolaires de manière constructive, afin que les élèves apprennent à l’utiliser comme outil d’apprentissage plutôt que comme raccourci.

En résumé, la destruction des 256 téléphones au lycée Technique de Bangui est un acte symbolique et dissuasif, mais elle révèle aussi l’ampleur d’un phénomène nouveau : la fraude numérique par intelligence artificielle.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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