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Laurent-Désiré Kabila, surnommé “Mzee”, reste une figure controversée de l’histoire congolaise : héros lumumbiste pour certains, dictateur pour d’autres. De son maquis de Fizi-Baraka à son assassinat au Palais du Marbre en 2001, son parcours incarne les contradictions de la lutte pour la souveraineté en Afrique centrale.
Né le 27 novembre 1939 à Jadotville (Likasi), dans le Katanga, Laurent-Désiré Kabila s’engage très tôt dans la résistance lumumbiste. Après avoir intégré la gendarmerie katangaise, il rejoint en 1963 le Comité national de libération (CNL). En 1967, il proclame l’indépendance du maquis de Fizi-Baraka, un micro-État rebelle d’inspiration maoïste, symbole de sa lutte contre le pouvoir central. Pendant trois décennies, il survit dans l’est du Congo en contrôlant des réseaux clandestins d’or et d’ivoire Encyclopædia Universalis.
Soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, Kabila fonde l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL). Ses troupes, les kadogo (jeunes soldats), renversent Mobutu Sese Seko lors de la Première Guerre du Congo. Le 17 mai 1997, Kinshasa tombe et Kabila prend le pouvoir, rebaptisant le pays République démocratique du Congo Encyclopædia Universalis.
En 1998, il rompt avec ses alliés rwandais et ougandais, déclenchant la Deuxième Guerre du Congo, surnommée “la guerre mondiale africaine”. Isolé, il tente de rallier les masses par des discours souverainistes, mais son régime est miné par la corruption, la répression et les échecs économiques Encyclopædia Universalis.
Le 16 janvier 2001, au Palais du Marbre à Kinshasa, Kabila est abattu par son garde du corps Rashidi Kasereka, âgé de 18 ans. Le jeune kadogo tire une balle dans sa tête et une autre dans son ventre, avant d’être tué par le colonel Eddy Kapend. Cet assassinat reste entouré de zones d’ombre et de spéculations sur une possible implication étrangère Wikipédia Congo Profond. Son fils Joseph Kabila, alors âgé de 29 ans, est intronisé dès le lendemain pour stabiliser le pays.
Pour ses partisans, Kabila demeure un symbole de résistance anticoloniale et de lutte contre les “marionnettistes étrangers”. Pour ses détracteurs, il incarne un pouvoir autoritaire et opaque, incapable de sortir le pays du chaos. Vingt-cinq ans après sa mort, son héritage reste brûlant, oscillant entre mythe révolutionnaire et tragédie politique.
Sources : Wikipédia – Assassinat de Laurent-Désiré Kabila Wikipédia, Encyclopædia Universalis – Biographie de Laurent-Désiré Kabila Encyclopædia Universalis, Congo Profond – 24 ans après, un mystère non élucidé Congo Profond





