Sarah Khalifa : de star du petit écran à la peine capitale en Égypte

La justice égyptienne a condamné la présentatrice de télévision Sarah Khalifa, suivie par des millions de téléspectateurs et d’abonnés sur les réseaux sociaux, à la peine de mort pour trafic de stupéfiants. Une affaire qui secoue le paysage médiatique et soulève des interrogations sur les dérives du monde du divertissement.

Figure emblématique du petit écran en Égypte, Sarah Khalifa, 39 ans, connue pour son émission « Mission difficile » sur la chaîne privée al-Mehwar, a été condamnée à la peine capitale par le tribunal pénal du Caire. La décision, rapportée par plusieurs médias officiels, concerne également onze autres personnes impliquées dans une vaste organisation criminelle spécialisée dans l’importation de substances destinées à la fabrication de drogues.

La présentatrice, également cheffe d’entreprise et productrice, jouissait d’une grande popularité, cumulant près de 2,5 millions d’abonnés sur Instagram. Mais derrière cette image publique, la justice l’accuse d’avoir orchestré des activités illicites d’une ampleur considérable. Outre le trafic de stupéfiants, les accusés ont été reconnus coupables de possession illégale d’armes à feu et de munitions.

Cette affaire illustre la sévérité des autorités égyptiennes face aux crimes liés à la drogue, dans un pays où la peine de mort reste appliquée pour les délits jugés les plus graves. Elle marque aussi un tournant dans la perception des figures médiatiques, rappelant que la notoriété ne protège pas des conséquences judiciaires.

Le cas Khalifa, qui avait déjà été impliqué dans une affaire de séquestration, suscite un vif débat au sein de l’opinion publique. Entre fascination pour la chute d’une célébrité et inquiétude quant à l’ampleur du trafic révélé, l’Égypte se retrouve confrontée à une affaire où se mêlent justice, médias et société.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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