Sénégal/BAC 2026 à Sandiara : quand les usines étouffent les élèves

Au Sénégal, au lycée de Sandiara, la session du baccalauréat 2025/2026 a révélé une réalité alarmante : des élèves contraints de composer leurs épreuves dans des conditions sanitaires déplorables. L’image d’une candidate installée sous un arbre pour rédiger son examen, incapable de rester dans la salle à cause de l’odeur nauséabonde émanant des usines environnantes, illustre la gravité de la situation.

Cette scène, à la fois poignante et révélatrice, met en lumière les conséquences directes de la pollution industrielle sur le quotidien scolaire. Les odeurs persistantes, décrites comme insupportables, ont transformé les salles de classe en espaces invivables, obligeant certains élèves à chercher refuge à l’extérieur pour pouvoir se concentrer.

Au-delà de l’anecdote, ce fait soulève des interrogations sur la responsabilité des autorités locales et nationales face à l’implantation des usines dans des zones proches des établissements scolaires. Les parents, enseignants et organisations citoyennes dénoncent depuis plusieurs années les nuisances environnementales qui affectent la santé et la réussite des élèves.

Le baccalauréat, examen décisif pour l’avenir académique et professionnel des jeunes, devrait se dérouler dans des conditions optimales. Or, à Sandiara, les candidats ont dû composer dans un climat de stress supplémentaire, lié non pas aux épreuves elles-mêmes, mais à un environnement pollué et inadapté.

Cette situation interpelle sur l’urgence d’une politique de régulation environnementale plus stricte, garantissant la compatibilité entre le développement industriel et le bien-être des populations. Les élèves de Sandiara, eux, ont déjà payé le prix fort : celui d’un examen perturbé par des odeurs toxiques qui n’ont rien à voir avec leurs cahiers.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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