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Le paysage politique sénégalais connaît une nouvelle secousse avec le départ de plusieurs cadres et militants influents du PASTEF, qui ont choisi de rallier le camp présidentiel. Ces défections fragilisent davantage la formation politique fondée par Ousmane Sonko, déjà confrontée à des tensions internes et à une recomposition de ses alliances.
Parmi les figures qui ont quitté le navire, on retrouve des membres du premier cercle de Sonko, longtemps considérés comme les piliers de la stratégie du parti. Leur départ traduit une perte de confiance dans la capacité du PASTEF à maintenir son unité et à incarner une alternative crédible face au pouvoir en place.
La question centrale demeure : le véritable obstacle pour le PASTEF est-il Ousmane Sonko, dont la ligne politique radicale divise, ou le président Bassirou Diomaye Faye, dont l’autorité semble s’imposer progressivement au détriment de l’ancien leader ?
Certains analystes estiment que Sonko, en conservant une posture de confrontation, a contribué à isoler son parti. D’autres pointent la stratégie de Diomaye Faye, qui, en consolidant son pouvoir, attire les cadres désireux de stabilité et de perspectives politiques plus sûres.
Dans ce contexte, le président de l’Assemblée nationale, figure clé du PASTEF, apparaît affaibli. Ses difficultés à contenir les départs et à rassembler ses troupes interrogent sur sa capacité à redonner souffle à la formation. Les prochains mois seront décisifs pour savoir s’il parviendra à « sortir la tête de l’eau » et à réaffirmer son rôle de rassembleur.
Ces défections ne sont pas seulement un revers pour le PASTEF : elles renforcent le camp présidentiel, qui gagne en légitimité et en assise politique. Elles pourraient également redessiner les équilibres en vue des prochaines échéances électorales, où la question de la candidature et de la représentativité du PASTEF sera cruciale.





