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La nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026 a été marquée par une scène pour le moins dramatique au quartier Médinatoul de Diourbel. A. Der, émigré âgé de 64 ans, père de huit enfants et marié à trois femmes depuis 2002, avait pris une quatrième épouse, S. C., en septembre 2024 lors de ses dernières vacances au Sénégal. Fervent talibé mouride, il était revenu au pays le 17 mai dernier afin de participer aux célébrations du grand Magal de Touba.
Ce soir-là, alors qu’il devait passer la nuit à Louga chez sa deuxième épouse, il décide de rentrer discrètement à Diourbel. À son arrivée, il découvre sa quatrième épouse en compagnie de son neveu, P. S., dans des circonstances compromettantes. Pris de colère, il se précipite vers sa valise pour saisir son pistolet. Le temps de trouver l’arme permet au jeune homme de prendre la fuite, laissant seule la femme face à son mari.
Aveuglé par la rage, A. Der poursuit son neveu et tire deux coups de feu, manquant de justesse sa cible. La panique s’empare de la maison ; les occupants accourent pour tenter de calmer le mari. Pendant que les hommes s’efforcent de le raisonner, les autres épouses aident S. C. à rassembler ses affaires et à quitter le domicile, répudiée sur-le-champ.
Fait surprenant, aucune suite judiciaire n’a été donnée à cette affaire pourtant grave : ni plainte ni poursuite n’ont été engagées. Ce silence interroge sur la gestion des conflits familiaux et sur la tolérance sociale face à des comportements qui auraient pu avoir des conséquences tragiques.
Cette histoire met en lumière les tensions que peuvent générer les mariages polygamiques, les rivalités familiales et les réactions violentes face à l’humiliation. Elle rappelle aussi la nécessité d’un encadrement juridique et social plus strict pour prévenir de tels drames.





