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Face aux députés ce vendredi 22 mai 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a reconnu que le gouvernement ne pouvait plus exclure une hausse des prix du carburant à la pompe. Devant l’Assemblée nationale, il a décrit une situation économique mondiale particulièrement difficile, marquée par le conflit au Moyen-Orient et la flambée des cours du pétrole, qui pèsent lourdement sur le budget national. « Nous sommes dans une double crise. Tous les pays ont augmenté les prix du carburant avec la crise au Moyen-Orient », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a rappelé que la Loi de finances avait été élaborée sur des prévisions de prix du baril aujourd’hui largement dépassées. « Le budget a été voté sur une prévision du baril de pétrole qui est aujourd’hui au double », a-t-il expliqué.
Cette évolution rend inévitable une révision des équilibres économiques, avec des répercussions attendues sur les prix à la pompe et sur l’ensemble des secteurs productifs.
Ousmane Sonko a souligné que les conséquences ne se limitent pas au carburant : « L’impact n’est pas seulement sur le carburant, mais sur tous les secteurs. Les assureurs ne veulent même plus assurer certains navires transportant du carburant venant du Golfe. »
Cette situation illustre la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la dépendance du Sénégal aux fluctuations du marché international.
Le gouvernement envisage désormais des mesures d’ajustement pour limiter les effets de cette hausse sur les ménages et les entreprises. La déclaration du Premier ministre ouvre une période de concertation avec les acteurs économiques et sociaux, dans un contexte où la stabilité des prix devient un enjeu politique majeur.





