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Le sommet AfricaForward, tenu à Nairobi, a marqué une étape importante dans la redéfinition des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. L’Afrique de l’Ouest y a brillé par la présence de deux figures majeures : le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue togolais Faure Essozimna Gnassingbé.
Le premier a défendu une vision souverainiste, insistant sur la nécessité pour les États africains de tracer leur propre voie, affranchie des tutelles extérieures. Le second a mis en avant un pragmatisme assumé, axé sur la recherche de partenariats équilibrés et sur l’importance de la stabilité pour favoriser l’innovation et l’investissement.
Au cœur des discussions, le partenariat avec la France a été abordé sous un angle nouveau. Loin des logiques héritées de la Françafrique, les échanges ont mis l’accent sur : L’innovation technologique, considérée comme un levier de transformation économique. La jeunesse africaine, présentée comme la clé d’un dialogue d’égal à égal. La coopération équilibrée, où chaque partie doit trouver un intérêt mutuel sans rapport de domination.
Ce sommet illustre la volonté des dirigeants ouest-africains de conjuguer affirmation souveraine et réalisme diplomatique. Entre l’approche radicale de Diomaye Faye et la stratégie pragmatique de Faure Gnassingbé, l’Afrique de l’Ouest cherche à imposer une nouvelle dynamique : celle d’un continent qui négocie ses partenariats sur la base de ses propres priorités.





