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Dix-huit mois après son départ forcé, l’armée française a fait son retour au Tchad, dans un format réduit et selon une approche présentée comme « coopérative ». Selon des sources diplomatiques et militaires, Paris a rétabli une présence à N’Djamena avec pour mission principale la formation des troupes tchadiennes, le soutien en matière de renseignement et l’appui aérien dans la région sahélienne.
Ce retour marque une évolution stratégique majeure pour la France, qui cherche à maintenir un point d’appui dans le Sahel après la fermeture de ses bases au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Le Tchad, dirigé par Mahamat Idriss Déby, apparaît désormais comme le dernier partenaire militaire stable de Paris dans une zone où l’influence française s’est considérablement réduite.
Le nouveau dispositif, plus léger, s’inscrit dans une logique de coopération technique plutôt que de déploiement opérationnel massif. Les instructeurs français devraient concentrer leurs efforts sur la formation des unités de reconnaissance et sur le partage de renseignements liés aux mouvements armés dans la région du lac Tchad et du nord du Niger.
Cette présence, bien que limitée, ravive les débats sur la souveraineté et la dépendance sécuritaire du Tchad. Pour certains observateurs, elle traduit une reconfiguration de la stratégie française en Afrique, désormais axée sur des partenariats ciblés et moins visibles. D’autres y voient une manœuvre de repositionnement destinée à conserver une capacité d’intervention rapide dans le Sahel, sous couvert de coopération bilatérale.
Le gouvernement tchadien, de son côté, justifie cette collaboration par la nécessité de renforcer ses capacités face aux menaces transfrontalières et à la montée des groupes armés dans la région.
Sources consultées
Communiqué du ministère français des Armées sur la coopération militaire au Tchad (août 2026)
Déclarations de la NDJAMENA Tribune et de RFI Afrique sur le redéploiement français





