0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le Togo s’apprête à vivre une nouvelle secousse sociale : l’augmentation du prix du carburant, annoncée pour demain, jour de Tabaski. Une décision redoutée par les ménages et les acteurs économiques, qui redoutent déjà ses répercussions sur le coût de la vie.
Cette hausse s’inscrit dans un climat international marqué par la guerre en Iran et les tensions persistantes au Moyen-Orient. La flambée des cours du pétrole sur les marchés mondiaux contraint les États importateurs, dont le Togo, à revoir leurs tarifs. Le Bénin voisin avait déjà franchi le pas le 1er mai dernier, invoquant les mêmes raisons.
Pour les Togolais, cette nouvelle est une pilule amère. Le quotidien est déjà marqué par des difficultés économiques, et l’augmentation du carburant risque d’alourdir le panier de la ménagère, de renchérir les transports et de fragiliser davantage les petites activités commerciales. Les syndicats et associations de consommateurs craignent une spirale inflationniste qui toucherait en priorité les couches les plus vulnérables.
Au-delà des ménages, les transporteurs et les entreprises verront leurs charges augmenter, avec un effet domino sur les prix des denrées alimentaires et des services. Dans un pays où le social est déjà jugé « pas très rose », cette décision pourrait raviver les débats sur la politique de subvention et la capacité de l’État à protéger ses citoyens face aux chocs extérieurs.
Alors que la fête de Tabaski est traditionnellement un moment de partage et de solidarité, l’annonce de cette hausse vient assombrir l’ambiance. Les familles devront composer avec des dépenses supplémentaires, au risque de réduire l’ampleur des célébrations.





