Togo : primes dérisoires pour la surveillance et la correction du BAC I, les enseignants attendent la réaction du ministre Mama Omorou

À l’approche des examens nationaux, une polémique enfle autour des primes accordées aux enseignants chargés de la surveillance et de la correction du Probatoire ou du BAC I. Selon les dispositions actuelles, les montants fixés par l’État s’élèvent à 17 500 FCFA pour la surveillance et 27 000 FCFA pour la correction. Des chiffres jugés largement insuffisants par une grande partie du corps enseignant, notamment ceux de la fonction publique, qui n’hésitent plus à refuser leurs convocations.

Cette situation met en lumière un malaise profond dans le système éducatif togolais. Les enseignants dénoncent la disproportion entre l’importance de leur mission et la faiblesse des rémunérations proposées. La surveillance et la correction des épreuves constituent des tâches lourdes, exigeant rigueur, disponibilité et sens de la responsabilité. Pourtant, les primes actuelles ne reflètent ni la valeur du travail fourni ni les sacrifices consentis par les enseignants mobilisés.

Face à cette grogne, plusieurs voix s’élèvent pour appeler l’État à revoir ces rétributions. Les syndicats et associations d’enseignants estiment que la faiblesse des primes compromet la qualité et la crédibilité du processus d’évaluation. Le refus de nombreux enseignants de répondre aux convocations pourrait entraîner des perturbations dans l’organisation des examens, mettant en péril la sérénité et la transparence des épreuves.

Au-delà de la question financière, c’est la reconnaissance du rôle central des enseignants dans la formation des générations futures qui est en jeu. En valorisant davantage leur engagement, l’État enverrait un signal fort de considération et de respect envers ceux qui portent l’éducation nationale. Une revalorisation des primes apparaît ainsi comme une nécessité urgente pour restaurer la confiance et garantir le bon déroulement des examens.

Dans un contexte où l’éducation est au cœur des ambitions de développement, le débat sur les primes des enseignants illustre les défis persistants de gouvernance et de financement du secteur. Les autorités togolaises sont désormais interpellées : il s’agit non seulement d’assurer la tenue des examens, mais aussi de réaffirmer l’importance stratégique de l’éducation et de ceux qui la portent au quotidien.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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