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Le 5 juin 2025 reste une date gravée dans la mémoire de celui qui, un an plus tard, raconte son combat contre la manipulation médiatique et la stigmatisation institutionnelle. Ce jour-là, une vidéo diffusée contre sa volonté avait pour but, selon lui, de détruire son image, de briser la confiance de la jeunesse et de affaiblir la mobilisation citoyenne contre la mauvaise gouvernance.
L’homme affirme avoir été interné de force sur ordre hiérarchique, après avoir refusé une somme de 25 millions de francs CFA censée acheter son silence. Le psychiatre responsable de son internement aurait alors déclaré : « Ton séjour ici va être plus long que tu ne le penses. »
Quelques jours plus tard, un rapport le qualifiait de « dangereux » et « incapable de changer », une étiquette qu’il rejette fermement.
Dans son récit, il évoque la pression exercée sur sa famille, notamment sur sa mère, que le psychiatre aurait tenté de convaincre sous « haute autorisation ». Ses parents, accusés de ne pas pouvoir « dompter leur enfant », auraient subi insultes et menaces. Malgré tout, ils ont tenu bon. « Si j’étais le prince des fous, il serait grand temps de me consacrer roi des fous », écrit-il avec ironie, pour signifier sa résistance face à la tentative de marginalisation.
Aujourd’hui, il affirme être toujours debout, fidèle à ses convictions et à sa quête de vérité. Pour lui, la folie dont on l’accuse n’est qu’une forme de lucidité dans un système où la vérité dérange.
Son témoignage, empreint de douleur mais aussi de dignité, met en lumière les risques encourus par ceux qui osent dénoncer et la fragilité des libertés individuelles face aux abus de pouvoir.
Un an après les événements du 5 juin 2025, son récit résonne comme un appel à la mémoire et à la justice. Derrière les blessures et les humiliations, il revendique une seule chose : le droit de dire la vérité sans être brisé.
Source : Témoignage personnel recueilli, juin 2026.





