0076/HAAC/01-2023/pl/P
Lors de la convention républicaine de mi‑mandat, le 9 septembre 2026 à Dallas, Donald Trump a annoncé une mesure spectaculaire : verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si son parti conserve le contrôle du Congrès en novembre. Avec près de 270 millions d’adultes concernés, la facture s’élèverait à environ 1 350 milliards de dollars, soit près des deux tiers du budget fédéral annuel.
Cette promesse intervient dans un contexte économique particulièrement tendu. Le déficit fédéral pour l’exercice 2026 atteint déjà 2 100 milliards de dollars, tandis que la dette publique dépasse 36 000 milliards, soit plus de 120 % du PIB. Ajouter une telle dépense augmenterait le déficit annuel de plus de 60 %, ce qui alarme les économistes.
La situation est aggravée par la guerre avec l’Iran, déclenchée en février 2026, qui pèse lourdement sur les finances publiques. La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué une flambée des prix du pétrole, accentuant l’inflation et le mécontentement populaire. Dans ce climat, la promesse de Trump apparaît comme une réponse politique à une crise économique, mais sans fondement budgétaire solide.
Au‑delà des chiffres, des questions juridiques subsistent. Le candidat républicain souhaite que cet argent soit dépensé exclusivement aux États‑Unis, une clause protectionniste dont la faisabilité reste incertaine.
En somme, cette annonce spectaculaire illustre la stratégie électorale de Donald Trump : séduire l’électorat par une promesse directe et tangible. Mais elle soulève de sérieuses interrogations sur la soutenabilité financière et la légalité d’un tel « dividende électoral ».





