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L’UEFA a officiellement pris ses distances avec la FIFA après l’affaire Balogun, dénonçant une “ligne rouge franchie” par Gianni Infantino sous l’influence directe de Donald Trump. Plusieurs fédérations européennes, dont l’Italie, l’Allemagne, le Portugal, la Norvège et l’Irlande, annoncent que l’Euro 2028 sera géré de manière transparente et fidèle à l’esprit du football.
Le joueur américain Folarin Balogun, expulsé lors d’un match de Coupe du monde 2026, a vu sa suspension annulée après une intervention personnelle de Donald Trump auprès de Gianni Infantino. L’instance européenne a dénoncé une décision “incompréhensible et injustifiable”, estimant que la FIFA avait compromis l’intégrité du tournoi. L’affaire illustre la porosité entre sport et pouvoir politique, et alimente les critiques contre Infantino, accusé de céder aux pressions extérieures.
Italie, Allemagne, Portugal, Norvège et Irlande ont affirmé que l’Euro 2028 sera organisé dans un esprit de transparence et de respect des règles. Ces pays expriment leur mécontentement face à la relation jugée trop politique entre Infantino et Trump, et aux tensions persistantes avec l’Association du football argentin (AFA). L’UEFA insiste sur la nécessité de préserver la crédibilité des compétitions en garantissant des règles claires et appliquées de manière uniforme.
L’affaire Balogun a mis en lumière la fragilité du système disciplinaire de la FIFA et son exposition aux influences politiques. L’UEFA, bien que puissante, ne peut renverser seule Infantino, dont la réélection en 2027 semble soutenue par les confédérations d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Outre la critique publique, l’UEFA pourrait utiliser son calendrier et ses compétitions (Euro, Ligue des Nations, Champions League) pour exercer une pression indirecte sur la FIFA.
Cette rupture entre l’UEFA et la FIFA marque un tournant dans la gouvernance du football mondial. L’Europe entend défendre une vision plus transparente et indépendante, tandis que la FIFA est accusée de céder aux pressions politiques. Le bras de fer pourrait s’intensifier à l’approche de l’élection présidentielle de la FIFA en mars 2027, où l’avenir d’Infantino sera en jeu.





