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Selon une évaluation confidentielle attribuée à la CIA et rapportée par The Washington Post, le président russe Vladimir Poutine considérerait les États‑Unis comme temporairement affaiblis après plusieurs mois de guerre contre l’Iran.
La consommation massive de missiles Tomahawk, d’intercepteurs Patriot et THAAD, ainsi que d’autres munitions, aurait réduit les capacités américaines à gérer simultanément plusieurs crises militaires. À Moscou, cette situation pourrait être perçue comme une fenêtre d’opportunité pour accentuer la pression sur l’Ukraine et les alliés européens de Washington.
Dans ce contexte, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, aurait effectué une visite rare et non annoncée à Moscou, où il a rencontré Sergueï Narychkine, chef du renseignement extérieur russe. Il n’aurait toutefois pas rencontré Vladimir Poutine. Le message américain aurait été clair : une nouvelle escalade russe en Ukraine pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché, en poussant Donald Trump à renforcer son rapprochement avec Volodymyr Zelensky et son soutien à Kyiv.
De son côté, Donald Trump a minimisé les inquiétudes, affirmant que Poutine n’attaquerait aucun pays de l’OTAN et qualifiant la visite de Ratcliffe de déplacement « semi‑routinier ».
La véritable interrogation demeure : Moscou interprétera‑t‑il cette démarche comme un avertissement ferme de Washington, ou comme le signe que les États‑Unis cherchent à éviter une nouvelle confrontation majeure ?
Source: The Washington Post





