0076/HAAC/01-2023/pl/P
Parakou, 24 juin 2026 — La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), en audience foraine dans la cité des Kobourou, a une nouvelle fois marqué sa détermination à combattre les violences sexuelles faites aux enfants. La chambre spécialisée dans les infractions commises à raison du sexe des personnes a rendu plusieurs décisions sévères, illustrant la fermeté de la justice béninoise face à ces crimes.
Sur les cinq dossiers inscrits au rôle, quatre concernaient des atteintes sexuelles sur des mineures de moins de treize ans, et un portait sur un harcèlement sexuel en milieu scolaire. À l’issue des audiences, quatre prévenus ont été reconnus coupables et condamnés à des peines d’emprisonnement ferme. Deux d’entre eux ont écopé de dix ans de prison, un troisième de sept ans dont cinq fermes, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
Dans le dossier de harcèlement scolaire, un enseignant a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison, dont quatre années fermes, ainsi qu’à 500 000 francs CFA d’amende.
L’affaire la plus marquante est celle d’un sexagénaire de Bouca, commune de Kalalé, accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles répétées avec une fillette de 11 ans. Malgré ses aveux et les appels à la clémence, le parquet est resté inflexible. La Cour a suivi ses réquisitions et prononcé dix ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
Ces jugements traduisent une volonté claire de la CRIET : protéger les enfants, réprimer les abus sexuels et restaurer la confiance du public dans la justice. Les associations de défense des droits de l’enfant saluent cette rigueur judiciaire, estimant qu’elle constitue un signal fort contre l’impunité des prédateurs sexuels.
La session foraine de Parakou rappelle que la lutte contre les violences sexuelles n’est pas seulement une question de droit, mais aussi de morale et de responsabilité collective. Le Bénin, par ces décisions exemplaires, réaffirme son engagement à faire de la protection des mineurs une priorité nationale.





