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De plus en plus évoqué dans certains milieux urbains en République démocratique du Congo, le recours au « collyre bleu » à des fins esthétiques suscite l’inquiétude des professionnels de santé. Utilisés pour rendre le blanc des yeux plus éclatant et offrir un regard jugé plus lumineux, ces produits peuvent entraîner de graves conséquences lorsqu’ils sont employés sans prescription médicale.
Dans plusieurs pays africains, des pratiques esthétiques non conventionnelles gagnent du terrain, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains cercles de jeunes. Parmi elles figure l’utilisation du « collyre bleu », un produit appliqué dans les yeux dans l’objectif d’éclaircir le blanc de l’œil et d’améliorer l’apparence du regard.
Si cette pratique est souvent présentée comme une astuce de beauté, les ophtalmologues mettent en garde contre les dangers liés à l’emploi de substances ophtalmiques sans avis médical. Les yeux figurent parmi les organes les plus sensibles du corps humain et toute utilisation inappropriée de produits chimiques ou pharmaceutiques peut provoquer des dommages importants.
Les spécialistes de la santé oculaire alertent sur plusieurs complications susceptibles de survenir après l’utilisation de produits non prescrits ou détournés de leur usage médical.
Parmi les risques identifiés figurent les brûlures chimiques, les irritations sévères, les infections oculaires, les réactions allergiques importantes ainsi que les lésions de la cornée. Dans les situations les plus graves, ces atteintes peuvent laisser des séquelles permanentes et conduire à une forte diminution de la capacité visuelle, voire à une cécité irréversible.
Les experts rappellent que l’apparence esthétique du regard ne doit jamais primer sur la préservation de la santé des yeux.
Face à cette tendance préoccupante, les médecins recommandent de n’utiliser aucun collyre ou produit destiné aux yeux sans consultation préalable d’un professionnel de santé qualifié.
Les ophtalmologues insistent également sur l’importance de se procurer les médicaments exclusivement auprès de circuits pharmaceutiques autorisés afin d’éviter les contrefaçons ou les produits dont la composition réelle demeure inconnue.
Les campagnes de sensibilisation sont jugées essentielles pour informer les jeunes sur les dangers liés à certaines pratiques esthétiques qui peuvent compromettre durablement leur santé.
Les spécialistes recommandent, en cas de contact accidentel ou volontaire avec une substance provoquant irritation ou brûlure, de rincer immédiatement les yeux à grande eau pendant environ quinze minutes, sans les frotter.
Après ce premier geste de secours, une consultation médicale rapide auprès d’un ophtalmologue ou d’un service de santé est fortement conseillée afin d’évaluer l’étendue des lésions éventuelles et de mettre en place une prise en charge adaptée.
Au regard des risques encourus, les professionnels de santé rappellent qu’aucun critère esthétique ne justifie de mettre sa vision en danger. La prévention et l’information demeurent les meilleures armes pour protéger la santé oculaire, en particulier chez les jeunes.
Source : alertes et recommandations de professionnels de l’ophtalmologie sur les risques liés à l’utilisation non médicale du « collyre bleu » en République démocratique du Congo.





